Publié le 15 Octobre 2014

Bertrand Pleven lors de la présentation de son jeu de rôle
Bertrand Pleven lors de la présentation de son jeu de rôle

Festival International de Géographie. Samedi 4 Octobre 2014 10 h 30, Bar Thiers
Game of Thrones : royaume désuni, Shakespeare ressuscité » par Bertrand Pleven, ESPE (ex IUFM) de Paris.

La série télévisée GOT : Games of Thrones est un objet de culture populaire, le cinéma (ou la fiction télévisuelle) peuvent être liés à la géographie et constituent une grille de lecture des univers filmiques. La question posée par Bertrand Pleven lors de ce café géographique était la suivante :
- peut-on habiter une fiction ?

Bertrand Pleven nous proposa un jeu de rôle autour de l’univers fictionnel de la série télévisée.
Il nous a invité à participer à un jeu géographique basé sur l’espace fictionnel ou encore sur « l’habiter fictionnel ».

Un café géographique à succès : les fans étaient présents
Ce samedi matin dans le bar Thiers de St Dié-des-Vosges se sont retrouvés outre les fans de la série GOT, des géographes, des étudiants ou des professeurs curieux de comprendre le lien entre « habiter le monde et habiter une fiction télévisuelle ».
Bertrand Pleven nous entraina autour d’une réflexion tournée sur l’imaginaire et la construction de l’espace géographique, cet espace géographique fictionnel produit par le film. Il insista sur le fait que cette série de télévision, Game of Thrones est avant tout un objet audio, une série audio qui doit être autant entendue que vue (cf la musique du générique).

En ce début de café géographique, un court extrait de la série comportant le fameux générique déjà analysé par Bertrand Pleven pour le quotidien Libération (1), ainsi que les débuts de la saison 1 contribua à nous mettre dans l’ambiance. Cet extrait vidéo permis de présenter les principaux personnages et de découvrir les paysages de la série. Le royaume des Sept Couronnes occupe la majeure partie du continent Westeros, sa frontière est composée par le mur, une imposante barrière de glace érigée par les anciens et défendue par les gardiens de la nuit. Le royaume est un système de type féodal avec des familles alliées ou rivales. Chaque région est administrée par un gouverneur local siégeant dans un ville fortifiée.

Le jeu de rôle :
Les participants au café géographique furent alors invités à présenter un de leurs personnages favoris et à le replacer dans un contexte où une analyse géographique.
Julien, professeur d’histoire-géographie se lança le premier et au micro présenta le personnage de Bran Stark faisant le lien entre l’espace vécu de l’enfant : son village, sa famille son univers familier et l’espace extérieur, l’espace de l’errance : l’espace perçu comme lieu du danger. Bran Stark est le deuxième fils et quatrième enfant d’Eddard et Catelyn Stark, il a perdu l’usage des ses jambes à la suite d’une chute. Sa condition le force à se déplacer sur le dos de Hodor, mais il découvre peu à peu qu’il parvient à contrôler l’esprit de certains animaux, devenant un « Change-peau » (Warg), ainsi que de quelques humains, faisant de lui un être exceptionnel. La série permis également de faire le parallèle avec l’histoire et de se replacer dans un univers médiéval privilégié par « l’Heroic Fantasy ».

GOT « machine localisante » par B Pleven. (Photo F Arnal 2014).

GOT « machine localisante » par B Pleven. (Photo F Arnal 2014).

Le personnage de Edd Stark

Puis Adrien étudiant en géographie choisit pour personnage Eddard Stark (ou Ned Stark), le chef de famille. Il regarde en permanence vers le Nord. L’anxiété du Nord habite la série. C’est le pays du froid de la neige et de la glace ; là où se trouve la frontière avec le mur. Ned Strark et ses proches vivent sous la menace permanente de l’hiver « Winter is coming »). Ned Stark est l’homme de la limite, de la marche qui n’hésite pas à faire appliquer de façon impitoyable la loi concernant les déserteurs de la « garde de nuit » à qui l’on a confié cette frontière si redoutée du Nord. L’extrait diffusé présentait un passage avec un loup solitaire et ses louveteaux. La référence à l’hostilité envers la nature, la confrontation avec la « wilderness » fut soulignée par Hugo (étudiant en hypokhâgne) pour qui le loup constitue une menace pour le royaume. Bertrand Pleven fit le parallèle avec que les paysages du western avec l’opposition analysée dans la revue Hérodote (M Foucher) où les plateaux habités par les Indiens sauvages dominaient la plaine où les diligences des pionniers sont mises en danger.


Jon Snow face à l’altérité :


Pour ma part je choisis Jon Snow un autre personnage errant de la série. Jon Snow est le bâtard de la famille Stark rejeté qui trouvera un sens à sa vie en s’engageant pour défendre les royaumes du Nord dans la garde de la nuit le long du mur de glace dirigée par les anciens.


L’univers de Jon Snow est celui de la confrontation avec l’autre au-delà de la frontière (les « marcheurs blancs » aussi appelés les « autres » et les « sauvageons », peuple guerrier insoumis qui va chercher abri au sud du mur). Jon découvrira les barbares et découvrira également l’amour (avec Ygritte) son passage en « terra incognita » (dans les glaciers islandais) l’amènera à s’interroger sur l’altérité.


Arya Stark et les personnages féminins : réflexion sur le genre en géographie


Irène étudiante en hypokhâgne choisie de nous parler d’Arya Stark, de la présence des femmes dans la série de l’espace et du genre. Arya Stark est la plus jeune fille et le troisième enfant d’Eddard et Catelyn Stark. A la fois femme et enfant, à la fois garçon et fille plus habile au tir à l’arc qu’à la broderie, Arya se situe dans un espace de l’entre deux du Royaume du Nord recherchant toujours ses repères géographiques car elle ignore où elle va mais elle sait d’où elle vient .
 

B Pleven devant la carte des royaumes de GOT. (Photo F Arnal 2014).

B Pleven devant la carte des royaumes de GOT. (Photo F Arnal 2014).

Rédigé par François Arnal

Publié le 26 Octobre 2013

La géographie sur Scoop it : les meilleurs "topics" le 27 Octobre 2013. Scoop it attribue des médailles en fonction de la qualité des « topics » selon un algorithme prenant en compte la fréquentation, la qualité des notes ou des commentaires et le taux de recommandation ou de relais sur les réseaux sociaux.

La géographie sur Scoop it : les meilleurs "topics" le 27 Octobre 2013. Scoop it attribue des médailles en fonction de la qualité des « topics » selon un algorithme prenant en compte la fréquentation, la qualité des notes ou des commentaires et le taux de recommandation ou de relais sur les réseaux sociaux.

Pourquoi la curation de contenu peut-elle aider l’étudiant dans ses études ?

En quoi une technique de marketing (le « content marketing ou « marketing de contenu ») peut-elle être utilisée à des fins didactiques dans le cadre d’études supérieures ? Peut-on développer une stratégie de curation (de récupération et d’appropriation de la connaissance) consistant à rechercher à découvrir, à trouver, à mettre en forme, à organiser et à partager un savoir au sein d’une communauté qui dépasse les quatre murs d’une salle de classe ?

L’apparition de la curation sur Internet :

Dès 2003 les blogs deviennent populaires et les usagers d’Internet s’emparent de la toile pour s’exprimer et publier du contenu.

Les réseaux sociaux prennent le relais vers 2006 et permettent de se construire un réseau d’ « amis » pour échanger textes, photos, vidéo) c’est le début de l’ascension de Facebook et l’irruption du micro-blogging avec Twitter. Google Plus suivra avec parfois des réseaux spécialisés comme Instagram ou Pinterest.

En 2011, face à l’infobésité (surcharge informationnelle provoquant une masse énorme de pages publiées sur la toile), l’idée de trier et de sélectionner des flux pertinents fait son apparition. C’est le début du « social bookmarking » (Delicieous et les flux RSS sur Google/ig). Le « marque-page social », en français ou « navigation sociale » ou « partage de signets ») est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris. (Wikipedia).

Pearltrees apparaît en 2009, jeune pousse française, le site gratuit permet de présenter sous forme d’arborescence des liens vers des pages Internet. C’est un marque page collaboratif. Chaque lien est appelé « perle », chaque perle trouve sa place dans un « arbre ». Des fonctionnalités collaboratives permettent de construire une arborescence (un Pearltrees) à plusieurs.

C’est l’apparition du « web sémantique »

« Le Web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur Internet. Pour y parvenir, le Web sémantique met en œuvre le Web des données qui consiste à lier et structurer l'information sur Internet pour accéder simplement à la connaissance qu'elle contient déjà ». (source Wikipedia)

Vers 2011 émergent les premiers sites de curation (Paper Li en 2010, Scoop it, Storify en 2011).

L’enseignement de la géographie bouleversé par la curation et les réseaux sociaux.

La curation dans l’enseignement de la géographie

Curateur est un mot utilisé dans les musées. C’est celui qui choisit des œuvres pour une exposition, le curateur est amené à faire un choix, un commentaire et une présentation d’œuvres déjà existantes. Il est le lien entre l’artiste (ou le patrimoine) et le public. C’est un expert. Le curateur sur Internet choisit de travailler à partir d’une plate forme de curation. Cette plate forme regroupe des outils permettant de sélectionner manuellement des contenus en ligne, de les éditorialiser et de les partager.

Aujourd’hui la curation peut aider les enseignants et les étudiants à échanger, à partager de l’information et du savoir. Elle est rentrée dans les processus d’apprentissage numériques.

« Sur le web, avec les blogs, Wikipédia et les autres médias numériques dits « sociaux », la planète internet a rapidement été envahie par tous les contenus générés par des utilisateurs du réseau des réseaux. On peut maintenant affirmer que chaque enseignant qui le souhaite a la capacité d’y prendre sa place. Certains y parviennent via leur blog , leur page Facebook ou leur canal Twitter et sont en contact avec des milliers d’autres enseignants ». Le blog de Mario Asselin cité par le CRAP (Cahiers Pédagogiques)

la page Scoop it de Seth Dixon (Etats-Unis) qui reçoit plus de 500 000 visiteurs.

la page Scoop it de Seth Dixon (Etats-Unis) qui reçoit plus de 500 000 visiteurs.

Rédigé par François Arnal

Publié le 10 Septembre 2013

Pinterest et la géographie
Pinterest et la géographie

Pinterest est un site de curation d'images, ou si vous préférez de collecte et de recueil d'images (cartes ou photographies) glanées sur la toile.

A l'origine ce site américain est très utilisé par les femmes pour des photos de mode, de déco ou de cuisine, mais petit à petit son usage s'est généralisé et les géographes s'en sont emparés. Son usage didactique n'est plus à démontrer.

Le cabinet d’étude Global Web Index vient de publier les dernières statistiques sur les 5 plateformes sociales majeures: Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn et Pinterest.

À retenir : Google+ surpasse Twitter avec 318 millions d’utilisateurs actifs. Par ailleurs, les plus grosses progressions sont attribuées à Pinterest et Tumblr qui ont respectivement développé leur base d’utilisateurs actifs de 88% et 74%. Les utilisateurs de Pinterest (environ 12 millions de membres dont 2 millions véritablement actifs) sont majoritairement des femmes.

Pinterest est comparable à un tableau en liège sur lequel on épingle des documents trouvés ça et là selon une thématique particulière au gré des coups de cœur.

Pinterest et la géographie

En ce qui concerne la géographie j'ai créé plusieurs tableaux en fonction de mes besoins ou de mes centres d'intérêt.

Ces tableaux Pinterest viennent compléter les divers sites de curation que j'ai ouvert depuis deux ou trois ans et jouent sur le visuel. En cliquant sur une image on retrouve par lien hypertexte le site internet d'origine. C'est un réseau social, on s'abonne donc (ou l'on suit) un auteur ou un thème. on peut prélever une épingle sur un tableau de quelqu'un d'autre et le réépingler sur le sien. On peut même faire équipe avec plusieurs personnes sur un même tableau.

Rédigé par François Arnal

Publié le 16 Mai 2013

A la une : la "twitgéographie"

La "twitgéographie", usage de Twitter et des réseaux sociaux en classe prépa.

Extrait du mensuel Le Café Pédagogique 4 / 4,

article réécrit par par JP Meyniac (IATICE, ACADÉMIE DE GRENOBLE, PROFESSEUR AU LYCÉE MARIE CURIE À ECHIROLLES ).

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AVRIL 2013 - Numéro 142

François Arnal (professeur de géographie en CPGE, lycée Claude Fauriel, St Etienne) propose (H-Français, 5 avril 2013) une intéressante réflexion sur l'usage des réseaux sociaux et de Twitter en classe préparatoire.

Extraits :
« L'utilisation de Twitter et des réseaux sociaux en classe prépa commence à se développer. C'est un lien entre le professeur qui suit l'actualité dans sa discipline et ses élèves. J'utilise Twitter comme un complément de cours et j'invite mes élèves à se créer un compte quitte à dédoubler son compte personnel (@franz42) et son compte professionnel avec un pseudo (@arnalgeo). Cela fait partie de l'initiation aux réseaux sociaux, acquis validé dans le cadre du C2I ou plus tard le C2i2e. [...] Dans la prépa42 du Lycée Claude Fauriel, les TICE sont à l'honneur, intégrées à l'enseignement de l'histoire et de la géographie. J'ai eu l'occasion depuis deux ans de présenter ces démarches lors de précédents forums des enseignants innovants. j'ai détaillé mon travail l'an passé sur mon blog géofac. »

A la une : la "twitgéographie"
A la une : la "twitgéographie"

Il présente le projet Synergie de F. Thénard-Duvivier :
« Mon collègue Franck Thénard-Duvivier en histoire complète cette approche, il présente demain son projet Synergies prép@s au Forum des Enseignants Innovants de Nantes, c'est la 3° année que la prépa littéraire de Fauriel est présente (c'est la seule CPGE retenue d'ailleurs). Mené en CPGE littéraires (Hypokhâgne), ce projet associe l'initiation à la recherche en histoire et histoire des arts et la formation au Certificat Informatique et Internet (C2I), ainsi qu'un partenariat avec une association culturelle locale, les Amis du Musée d'Art moderne de Saint-Etienne. »

Il poursuit sa réflexion à propos de Twitter :


« Ce journal (ie Paper li) s'il présente une synthèse de l'actualité est intéressant mais il reste un travail réalisé par un robot sur lequel on ne peut intervenir. L'ordinateur de Paper li sélectionne des liens sur votre compte Twitter et propose une synthèse rangée par thématique. Vous êtes victime de l'actualité (le journal cité déborde de l'affaire Cahuzac), vous ne maîtrisez pas la sélection (le Compte Tsahal que je suis pour mon actualité sur les frontières au Proche Orient publie des avis que je ne cautionne pas) et parfois des vidéos sans intérêt sont proposées.
C'est pour cela que je préfère que mes élèves travaillent sur Scoop it. Ils choisissent la thématique (un Etat : Inde, Japon, Chine), une question de société, d'environnement (développement durable, risques, eau), de géopolitique (Tibet, Roms), une ouverture pour la discipline (photographie, Steet Art). Leur travail consiste à suivre pendant quelque temps leur sujet, à sélectionner, à présenter, à faire une synthèse, parfois une traduction et à diffuser sur les réseaux en couplant avec leur compte Twitter, le site Pearltrees ou même le site Pinterest [...] ainsi Céline par exemple a choisi de nous parler de la Chine sur Scoop it puis de relayer sa curation sur son compte Twitter très actif et son site Pinterest. [...]
A l'occasion d'une conférence tenue au lycée sur le thème des frontières, le suivi de la conférence en direct sur Twitter a donné une TL (Time Line) digne d'intérêt, elle est relatée sur Storify.
Un fil Twitter même retwitté constitue un complément à cette démarche de curation (ou pour faire simple : de recueil et de partage de l'information). »
Il termine par une réflexion sur la politique académique en matière de filtrage :
« Pour l'instant les filtres académiques insupportables (blocage de Facebook, de Twitter par exemple, ce qui pose un problème pour les internes) ne bloquent pas encore Scoop it, Pearltrees ou Pinterest... Les pages Facebook qui concernent la géographie sont recensée. A leur lecture on ne comprend pas ce blocage archaïque qui va à l'encontre du discours du Ministère sur le développement des TICE et de l'Innovation. Il serait bon que le Rectorat
de Lyon s'y penche un peu dessus et révise sa position. »

Publié le 7 Mai 2013

la nature dans la ville (géographie urbaine)

« Se donner comme objet de recherche la nature dans la ville aboutit en définitive à casser l’idée habituelle de « ville », à en renouveler profondément la définition. En effet ce qui importe est de confronter les deux approches précédemment décrites, celle d’une objectivation de la naturalité des lieux urbains, celle de la subjectivité des cultures de la nature de chaque citadin ».

Repenser la nature dans la ville : un enjeu pour la géographie Nicole MATHIEU FIG St Dié des Vosges 1999

Longtemps associée à la campagne, la nature fait aussi partie de la ville. Les urbains sont majoritaires dans le monde et l’idée qu’ils se font de la nature est souvent forgée par sa présence (ou son absence dans la ville).

La nature en ville, ce n’est pas seulement l’arbre d’alignement ou la mauvaise herbe vagabonde le long des rues ou la fleur dans les parterres ou dans les parcs, c’est aussi la faune domestique ou sauvage. C’est également la méconnaissance des mécanismes ou des caprices de la nature qui conduit aux catastrophes dites « naturelles ».

De plus en plus la présence de la biodiversité urbaine est reconnue et recherchée dans une perspective de développement durable.

Quels sont les enjeux de l’interaction nature-ville, quelle est la place des jardins, du végétal dans la ville d’aujourd’hui ? Pourquoi les urbains réclament ils plus de nature pour leur ville et leurs quartiers ? Quelle est la place de la nature dans le ville durable ?

Cabanes de jardins familiaux présentées lors de la biennale du Design de St-Etienne (photo F Arnal 2013)

Cabanes de jardins familiaux présentées lors de la biennale du Design de St-Etienne (photo F Arnal 2013)

I La présence de la nature dans la ville :

La ville renvoie à l’image de l’artifice, de la maîtrise technique et industrielle qui se traduit dans le paysage par la domination du béton, du goudron, du verre ou de l’acier. La ville est associée de plus en plus aux nuisances urbaines que sont les pollutions de l’air, le bruit, la laideur des délaissés.

Sauvage ou domestiquée, la nature est cependant présente partout en ville à travers l’eau, la végétation ou la faune (de la blatte jusqu’aux animaux des zoos, en passant par le simple moineau).

Pour les citadins, la nature est dans la campagne, les forêts, la montagne ou le littoral. Elle est associée à l’idée du sauvage, de la virginité édénique et pourtant de Central Park (New York) au jardin du Luxembourg (Paris), de Curitiba (Brésil) aux bulles exotiques des parcs aquatiques du Japon, la nature (ou sa mise en scène) est bien présente.

Les activités humaines ont transformé l’environnement urbain créant un écosystème nouveau dans lequel pourtant les mêmes règles s’appliquent.

La question de la nature dans la ville n’est pas seulement esthétique, hygiénique ou affective (les chants d’oiseaux, les odeurs des fleurs) elle aussi liée à des processus naturels comme la pluie, la neige, le vent, l’orage.

Les jardins partagés de Marseille et le nouveau projet de parc dans le cadre d'Euroméditerranée.Les jardins partagés de Marseille et le nouveau projet de parc dans le cadre d'Euroméditerranée.

Les jardins partagés de Marseille et le nouveau projet de parc dans le cadre d'Euroméditerranée.

II Les écosytèmes urbains :

Si l’on prend le cas du climat, on se rend compte que la ville modifie les données naturelles. Un îlot de chaleur, une perturbation de la circulation de l’air ou encore l’imperméabilisation des sols peuvent déclencher des processus d’inondation, de tornade ou des orages violents au cœur des métropoles. L’architecte ou le bâtisseur ont trop longtemps négligé ou oublié l’adaptation des constructions au climat ; trop peu de plans d’urbanisme, de projets architecturaux intègrent les données bioclimatiques. Si les constructions traditionnelles des villes méditerranéennes ou arabes prenaient le facteur ensoleillement en compte, les villes modernes avec leurs façades vitrées et leur climatisation forcée ont oublié quelques principes de l’architecture traditionnelle qui assurait une ventilation ou un ombrage naturels.

Les toits végétalisés se développent, ils permettent de limiter cet îlot de chaleur urbain, de filtrer ou des retenir les eaux de pluie, de réguler les températures des bâtiments. Les toits végétalisés pourraient améliorer la qualité de l'air dans les villes. Une étude conduite à Manchester montre que si les toits du centre-ville étaient couverts de sedum - une petite plante grasse qui constitue actuellement la star des toits verts, ils pourraient piéger chaque année pas moins de 210 kg de particules fines (PM10). (Source http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/10/05/01029-20121005ARTFIG00610-des-toits-vegetalises-contre-la-pollution.php).

Publié le 7 Mai 2013

Le paysage urbain à Saint-Etienne

Le paysage urbain à St Etienne, vue sur la ZUP de Montreynaud. Au premier plan un groupe de maisons identiques, ce sont des "castors" maisons construites per les habitants en coopérative sur le m^me modèle dans les années soixante. La ZUP de Montreynaud possédait un tour avec un château d'eau au sommet (la Tour Arc en Ciel), elle a été détruite dans le cadre du renouvellement urbain du quartier classé en ZUS.

Publié le 6 Mai 2013

Publié le 6 Mai 2013

Clermont-Ferrand. Le

Clermont-Ferrand. Le projet de Passagers des Villes s’attache à favoriser diversité et mixité, pour en faire un quartier vivant et agréable à vivre : - multiplicité d’ambiances urbaines; - qualité d’usage, qualité d’habiter et mise en place des conditions d’une sociabilité conviviale sont la préoccupation majeure - durabilité par la programmation (mixité sociale et fonctionnelle), la composition urbaine (nombreux liens entre quartiers et espaces)...

Publié le 6 Mai 2013

Pour Brasilia, Oscar

Pour Brasilia, Oscar Niemeyer dessine des architectures tout en courbes, inspirées des montagnes, des fleuves, des nuages et des femmes de son pays.

Publié le 6 Mai 2013