Publié le 16 Mai 2013

La "twitgéographie", usage de Twitter et des réseaux sociaux en classe prépa.

Extrait du mensuel Le Café Pédagogique 4 / 4,

article réécrit par par JP Meyniac (IATICE, ACADÉMIE DE GRENOBLE, PROFESSEUR AU LYCÉE MARIE CURIE À ECHIROLLES ).

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AVRIL 2013 - Numéro 142

François Arnal (professeur de géographie en CPGE, lycée Claude Fauriel, St Etienne) propose (H-Français, 5 avril 2013) une intéressante réflexion sur l'usage des réseaux sociaux et de Twitter en classe préparatoire.

Extraits :
« L'utilisation de Twitter et des réseaux sociaux en classe prépa commence à se développer. C'est un lien entre le professeur qui suit l'actualité dans sa discipline et ses élèves. J'utilise Twitter comme un complément de cours et j'invite mes élèves à se créer un compte quitte à dédoubler son compte personnel (@franz42) et son compte professionnel avec un pseudo (@arnalgeo). Cela fait partie de l'initiation aux réseaux sociaux, acquis validé dans le cadre du C2I ou plus tard le C2i2e. [...] Dans la prépa42 du Lycée Claude Fauriel, les TICE sont à l'honneur, intégrées à l'enseignement de l'histoire et de la géographie. J'ai eu l'occasion depuis deux ans de présenter ces démarches lors de précédents forums des enseignants innovants. j'ai détaillé mon travail l'an passé sur mon blog géofac. »

Il présente le projet Synergie de F. Thénard-Duvivier :
« Mon collègue Franck Thénard-Duvivier en histoire complète cette approche, il présente demain son projet Synergies prép@s au Forum des Enseignants Innovants de Nantes, c'est la 3° année que la prépa littéraire de Fauriel est présente (c'est la seule CPGE retenue d'ailleurs). Mené en CPGE littéraires (Hypokhâgne), ce projet associe l'initiation à la recherche en histoire et histoire des arts et la formation au Certificat Informatique et Internet (C2I), ainsi qu'un partenariat avec une association culturelle locale, les Amis du Musée d'Art moderne de Saint-Etienne. »

Il poursuit sa réflexion à propos de Twitter :


« Ce journal (ie Paper li) s'il présente une synthèse de l'actualité est intéressant mais il reste un travail réalisé par un robot sur lequel on ne peut intervenir. L'ordinateur de Paper li sélectionne des liens sur votre compte Twitter et propose une synthèse rangée par thématique. Vous êtes victime de l'actualité (le journal cité déborde de l'affaire Cahuzac), vous ne maîtrisez pas la sélection (le Compte Tsahal que je suis pour mon actualité sur les frontières au Proche Orient publie des avis que je ne cautionne pas) et parfois des vidéos sans intérêt sont proposées.
C'est pour cela que je préfère que mes élèves travaillent sur Scoop it. Ils choisissent la thématique (un Etat : Inde, Japon, Chine), une question de société, d'environnement (développement durable, risques, eau), de géopolitique (Tibet, Roms), une ouverture pour la discipline (photographie, Steet Art). Leur travail consiste à suivre pendant quelque temps leur sujet, à sélectionner, à présenter, à faire une synthèse, parfois une traduction et à diffuser sur les réseaux en couplant avec leur compte Twitter, le site Pearltrees ou même le site Pinterest [...] ainsi Céline par exemple a choisi de nous parler de la Chine sur Scoop it puis de relayer sa curation sur son compte Twitter très actif et son site Pinterest. [...]
A l'occasion d'une conférence tenue au lycée sur le thème des frontières, le suivi de la conférence en direct sur Twitter a donné une TL (Time Line) digne d'intérêt, elle est relatée sur Storify.
Un fil Twitter même retwitté constitue un complément à cette démarche de curation (ou pour faire simple : de recueil et de partage de l'information). »
Il termine par une réflexion sur la politique académique en matière de filtrage :
« Pour l'instant les filtres académiques insupportables (blocage de Facebook, de Twitter par exemple, ce qui pose un problème pour les internes) ne bloquent pas encore Scoop it, Pearltrees ou Pinterest... Les pages Facebook qui concernent la géographie sont recensée. A leur lecture on ne comprend pas ce blocage archaïque qui va à l'encontre du discours du Ministère sur le développement des TICE et de l'Innovation. Il serait bon que le Rectorat
de Lyon s'y penche un peu dessus et révise sa position. »

Publié le 7 Mai 2013

« Se donner comme objet de recherche la nature dans la ville aboutit en définitive à casser l’idée habituelle de « ville », à en renouveler profondément la définition. En effet ce qui importe est de confronter les deux approches précédemment décrites, celle d’une objectivation de la naturalité des lieux urbains, celle de la subjectivité des cultures de la nature de chaque citadin ».

Repenser la nature dans la ville : un enjeu pour la géographie Nicole MATHIEU FIG St Dié des Vosges 1999

Longtemps associée à la campagne, la nature fait aussi partie de la ville. Les urbains sont majoritaires dans le monde et l’idée qu’ils se font de la nature est souvent forgée par sa présence (ou son absence dans la ville).

La nature en ville, ce n’est pas seulement l’arbre d’alignement ou la mauvaise herbe vagabonde le long des rues ou la fleur dans les parterres ou dans les parcs, c’est aussi la faune domestique ou sauvage. C’est également la méconnaissance des mécanismes ou des caprices de la nature qui conduit aux catastrophes dites « naturelles ».

De plus en plus la présence de la biodiversité urbaine est reconnue et recherchée dans une perspective de développement durable.

Quels sont les enjeux de l’interaction nature-ville, quelle est la place des jardins, du végétal dans la ville d’aujourd’hui ? Pourquoi les urbains réclament ils plus de nature pour leur ville et leurs quartiers ? Quelle est la place de la nature dans le ville durable ?

Cabanes de jardins familiaux présentées lors de la biennale du Design de St-Etienne (photo F Arnal 2013)

I La présence de la nature dans la ville :

La ville renvoie à l’image de l’artifice, de la maîtrise technique et industrielle qui se traduit dans le paysage par la domination du béton, du goudron, du verre ou de l’acier. La ville est associée de plus en plus aux nuisances urbaines que sont les pollutions de l’air, le bruit, la laideur des délaissés.

Sauvage ou domestiquée, la nature est cependant présente partout en ville à travers l’eau, la végétation ou la faune (de la blatte jusqu’aux animaux des zoos, en passant par le simple moineau).

Pour les citadins, la nature est dans la campagne, les forêts, la montagne ou le littoral. Elle est associée à l’idée du sauvage, de la virginité édénique et pourtant de Central Park (New York) au jardin du Luxembourg (Paris), de Curitiba (Brésil) aux bulles exotiques des parcs aquatiques du Japon, la nature (ou sa mise en scène) est bien présente.

Les activités humaines ont transformé l’environnement urbain créant un écosystème nouveau dans lequel pourtant les mêmes règles s’appliquent.

La question de la nature dans la ville n’est pas seulement esthétique, hygiénique ou affective (les chants d’oiseaux, les odeurs des fleurs) elle aussi liée à des processus naturels comme la pluie, la neige, le vent, l’orage.

Les jardins partagés de Marseille et le nouveau projet de parc dans le cadre d'Euroméditerranée.

II Les écosytèmes urbains :

Si l’on prend le cas du climat, on se rend compte que la ville modifie les données naturelles. Un îlot de chaleur, une perturbation de la circulation de l’air ou encore l’imperméabilisation des sols peuvent déclencher des processus d’inondation, de tornade ou des orages violents au cœur des métropoles. L’architecte ou le bâtisseur ont trop longtemps négligé ou oublié l’adaptation des constructions au climat ; trop peu de plans d’urbanisme, de projets architecturaux intègrent les données bioclimatiques. Si les constructions traditionnelles des villes méditerranéennes ou arabes prenaient le facteur ensoleillement en compte, les villes modernes avec leurs façades vitrées et leur climatisation forcée ont oublié quelques principes de l’architecture traditionnelle qui assurait une ventilation ou un ombrage naturels.

Les toits végétalisés se développent, ils permettent de limiter cet îlot de chaleur urbain, de filtrer ou des retenir les eaux de pluie, de réguler les températures des bâtiments. Les toits végétalisés pourraient améliorer la qualité de l'air dans les villes. Une étude conduite à Manchester montre que si les toits du centre-ville étaient couverts de sedum - une petite plante grasse qui constitue actuellement la star des toits verts, ils pourraient piéger chaque année pas moins de 210 kg de particules fines (PM10). (Source http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/10/05/01029-20121005ARTFIG00610-des-toits-vegetalises-contre-la-pollution.php).

Publié le 7 Mai 2013

Le paysage urbain à St Etienne, vue sur la ZUP de Montreynaud. Au premier plan un groupe de maisons identiques, ce sont des "castors" maisons construites per les habitants en coopérative sur le m^me modèle dans les années soixante. La ZUP de Montreynaud possédait un tour avec un château d'eau au sommet (la Tour Arc en Ciel), elle a été détruite dans le cadre du renouvellement urbain du quartier classé en ZUS.

Publié le 6 Mai 2013

Publié le 6 Mai 2013

Clermont-Ferrand. Le projet de Passagers des Villes s’attache à favoriser diversité et mixité, pour en faire un quartier vivant et agréable à vivre : - multiplicité d’ambiances urbaines; - qualité d’usage, qualité d’habiter et mise en place des conditions d’une sociabilité conviviale sont la préoccupation majeure - durabilité par la programmation (mixité sociale et fonctionnelle), la composition urbaine (nombreux liens entre quartiers et espaces)...

Publié le 6 Mai 2013

Pour Brasilia, Oscar Niemeyer dessine des architectures tout en courbes, inspirées des montagnes, des fleuves, des nuages et des femmes de son pays.

Publié le 6 Mai 2013

Publié le 6 Mai 2013

Publié le 6 Mai 2013

Publié le 6 Mai 2013