Au détour du théâtre de Taormine, carte postale géographique par Edith

Publié le 15 Juillet 2011

Voilà qu'un jeudi matin, au détour du théâtre de Taormine, au Nord-Est de la Sicile, je me retrouve face à cette vue si impressionnante.

Edith Teissier taormine

Vue de Taormine vers le Nord. photo Edith Tessier Juin 2011

 

C'est en grimpant sur les hauteurs de Taormine, sous une chaleur déjà considérable pour une heure matinale, que ce magnifique panorama s'offre à nous. En effet, le soleil se reflète sur la mer et révèle aux yeux de tous la beauté du paysage dont l'immensité  m'a troublé. C'est en étant perchée à la cime de ce point de vue que je me suis rendue compte de la prédominance de la flore sur la région sicilienne. Peu importe le paysage que l'on regarde, il est parsemé d'espèces végétales en tout genre.

 

Cette photographie m'intéresse puisqu'elle met en scène les rapports des hommes avec l'espace et avec la « nature » qui le constitue.

Nous pouvons remarquer que l'homme a voulu marqué l'espace de son passage, de sa trace. Le figuier de Barbarie, originaire d'Amérique centrale et du Mexique, a ici été le support révélateur de la présence humaine. C'est en gravant des inscriptions sur les cladodes, ce que l'on appelle plus couramment les « raquettes », qu'un homme, ou plus certainement un touriste, a marqué le lieu de sa présence aussi éphémère qu'elle fût. Nous avons ici un contraste entre le fond azur représenté par la mer et la force verdoyante qui émane de la végétation, mais le contraste s'observe également entre l'influence humaine, par les inscriptions gravées sur le figuier de barbarie et les aménagements qui longent le littoral, et ce que l'on voudrait appelé la « nature », c'est-à-dire la flore. Et ce sont ces contrastes qui m'ont intéressé dans cette photographie puisqu'ils révèlent en réalité ce qu'une approche géographique tend à faire, c'est-à-dire souligner les rapports entres les êtres humains et les territoires où ils vivent.

 

Il y aurait une tendance chez les êtres humains à vouloir affirmer leur présence par le biais de la nature qui leur semblent immuable. Ces figuiers de barbarie qui vont persévérer plus longtemps que la présence du touriste sont un support pour leur « signature » et marque la région sicilienne de l'influence humaine. Ce qui m'intéresse c'est le fait que l'homme essaye de se faire une place, tant bien que mal, à travers cette flore, les aménagements qui bordent le littoral semblent minuscules face à l'immensité du paysage mais ils ont pourtant bien domptés le relief  qui rend difficile certains aménagements en Sicile.

 

Taormine F ArnalVue de Taormine vers l'Est. photo F Arnal Juin 2011

 

Cette photographie semble alors mettre en valeur ce qui caractérise la région sicilienne : un climat ensoleillé méditerranéen, un relief qui permet une multiplicité de panorama, une mer bleu azur, une végétation riche et enfin, une présence humaine qui s'immisce parmi tout cela, portant avec elle sa propre culture, son architecture, son art culinaire et ses traditions. Mais l'étonnement que produit la ville de Taormine ne s'arrêtera pas là, puisque la visite suivra son cours nous laissant alors nous surprendre aux détours de ses petites ruelles.

 

Edith Tessier

Juin 2011.

HK42 (hypokhâgne Fauriel)

D'autres photos ici.


Rédigé par François Arnal

Publié dans #cartes postales géographiques

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