Carte postale géographique de Ségeste par Mathilde

Publié le 12 Juillet 2011

Lors de notre périple pour atteindre le théâtre de Ségeste, sous une chaleur typiquement sicilienne, je me suis arrêtée pour prendre cette photographie offrant un panorama intéressant.

 

Ségeste Mathilde Ville

photo Mathilde Ville 2011

 

Pour replacer le cadre, nous voici à Ségeste, une ancienne cité grecque fondée par le peuple des Elymes en 409 av. JC  et située à l’ouest de la Sicile, sur le mont Barbaro. Aujourd’hui, cette cité n’est plus connue que comme un site archéologique imposant. Afin de mieux nous replonger dans l’atmosphère de l’époque, nous rejoignons le deuxième site important de Ségeste, son théâtre, datant du milieu du IIIème siècle et pouvant accueillir environ 3000 spectateurs. Impossible pour des aventuriers comme nous d’imaginer prendre la navette, nous montons donc à travers un chemin sinueux, caillouteux et mal entretenu. En sachant que nous sommes partis du temple, cette photo donne un léger aperçu de notre épopée.

 

Au premier plan, nous pouvons découvrir un bosquet de jeunes palmiers, qui rappelons le, ne sont pas originaires de Sicile mais de l’ouest ou du nord de l’Afrique, dans des zones arides. Si le palmier est donc ici une plante exogène, on peut remarquer qu’elle dispose d’une bonne capacité d’adaptation puisqu’on observe qu’il pousse ici sans réel entretien, libre de sa forme et de son implantation dans le paysage. Les tâches blanches que l’on peut apercevoir sont des escargots de Sicile, qui abondent malgré la chaleur et la sécheresse.

 

Dans un second plan, on peut apprécier la vue sur le temple ainsi que la situation aux alentours. Ce temple de Ségeste est construit en pierre calcaire dans un style dorique, sur une colline à l’extérieur de la cité et il est considéré comme l’un des mieux conservés d’Italie. Il présente six colonnes en façades et quatorze sur le côté, mais on suppose qu’il n’a jamais été terminé puisque les colonnes n’ont pas été cannelées par exemple. Aux alentours de l’édifice, on discerne une végétation méditerranéenne rase, peu verte. Les quelques arbres que l’on perçoit sont rabougris, en effet, ils doivent faire face à un climat sec, aux vents et aux incendies, des aléas communs à ces zones. La forêt derrière le temple est sans doute composée de chênes-verts, qui sont des arbres typiques du climat méditerranéen. Enfin, on peut remarquer un relief montagneux, et la présence d’un imposant rocher sur lequel quelques arbres sont parsemés, donnant une sensation de décor semi-désertique.


Au troisième plan, on discerne différentes parcelles agricoles, comme des tâches de différentes couleurs s’étendant au loin. Cette diversité des couleurs nous en renseigne tout d’abord sur la nature des plantations, puisqu’on peut deviner que le blé apparaît jaune par exemple, mais aussi sur les méthodes de culture, puisqu’on peut imaginer que la verdure que l’on aperçoit est due à une irrigation, étant donné le peu de précipitation en saison estivale. On peut rappeler ici l’existence de la « trilogie méditerranéenne », composée du blé, de la vigne et de l’olivier. Enfin, on note toujours la présence d’un relief montagneux, caractéristique de la Sicile, comme on l’a découvert tout au long du voyage.

 

Ségeste Mathilde Ville 2

photo Mathilde Ville 2011

 

 

J’ai choisi cette photographie car elle me semble assez représentative de la végétation, du climat et des différents édifices que l’on trouve en Sicile. La chaleur semble forger les paysages, bien différents de ceux que l’on avait laissés derrière nous à Saint Etienne, et le soleil se répercute sur les temples, faisant ressortir leur clarté.

 

Mathilde ville

Juin 2011.

HK42 (hypokhâgne Fauriel)

D'autres photos ici.

Rédigé par François Arnal

Publié dans #cartes postales géographiques

Commenter cet article