Carte postale géographique : Rome par Josselyn

Publié le 27 Juillet 2011

rome josselyn Mothe


Rome par Josselyn Mothe. Juin 2011

 

"Roma non uno die aedificata est."


Rome ne s'est pas construite en un jour dit le proverbe latin. Son histoire est en effet plusieurs fois millénaires, puisque la fondation de Rome remonte selon la légende de Romulus et Remus en 753 avant Jésus-Christ, et selon les sources archéologiques vers le VIIIè siècle avant Jésus Christ. Considérée comme un berceau de la civilisation occidentale, au même titre qu'Athènes, la ville regorge de bâtiments témoignant du passé prestigieux de la métropole. Ce passé est d'ailleurs reconnu bien au delà des frontières italiennes, puisque Rome est l'une des plus grandes villes touristiques du monde, et sa reconnaissance est définitivement institutionnelle puisqu'elle est l'endroit qui compte le plus de bâtiments répertoriés au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

La photo a été prise en direction du Sud-Est, depuis les terrasses de l'éblouissant et imposant Monumento nazionale a Vittorio Emanuele II, le monument à Victor-Emmanuel II. Le soleil est en train de se coucher sur Rome (il est précisément 18h35 au moment où la photo est prise) et la ville baigne dans une lumière orangée. La ville ne s'endort pas pour autant, loin de là : sur le bord gauche de la photo, on peut apercevoir la Via Dei Fori Imperiali, cette majestueuse artère mussolinienne qui relie la Piazza Venetia au Colosseo, qui grouille de voitures, à toutes heures du jour et de la nuit, témoignant de la vitalité de la Ville au Sept Collines.


Le panorama qui s'offre  nous est absolument magnifique, et l'on peut réellement parler de palimpseste, puisque deux mille ans de l'histoire de Rome se déroule à nos pied. Au premier plan, on peut voir le gracieux dôme de Santi Luca e Martina, qui fût bâtie au XVIIè siècle mais dont la fondation originale remonte en 625 après Jésus-Christ. Caché derrière s'étend le Forum Romanum, avec ses ruines de temples romain. Au troisième plan, on peut distinguer les ruines imposantes de la Basilique de Maxence et Constantin, construite au début du IVè siècle après Jésus Christ. Imposante, puisque ses  voutes culminent à 35 mètres de hauteurs. Cela ne peut qu'étonner, même pour un touriste averti, de l'avancée technologique dont jouissait la civilisation romaine. Emergeant au loin, le campanile typiquement roman de l'Eglise Sainte Françoise Romaine, datant du Xè siècle, se détachant avec sa silhouette aérienne. Enfin, au dernière plan, le bâtiment sans doute le plus emblématiques de Rome, élevant ses arches depuis deux mille ans, le Colosseo, dont la conservation remarquable ne peut que surprendre, en comparaison au Forum Romanum. Cette alignement de bâtiments prestigieux et surtout d'une grande beauté provoque en moi un sentiment d'humilité. Sentiment amplifié après l'ascension du Vittoriano, ce gigantesque monument de marbre blanc aux escaliers majestueux.

 

Rome Arnal F

la Piazza Venitia et le Vittoriano. Photo Arnal F Juin 2011

 

Cette photo marque la fin du voyage, dans le sens où le soleil va se coucher et conclu une semaine de visites intensives, puisque dans dix minutes, nous traverserons la Piazza Venetia pour un dernier repas avant de quitter définitivement la ville aux Sept Collines. Elle conclu  également une après midi riche. Après une grande déambulation qui commenca à la Basilique Saint-Pierre et qui continua le long du Tibre jusqu'au Castel Sant'Angelo, puis à la Cour de Cassation, à la Piazza Navona, au Panthéon, une pause à la fontaine de Trévi, glace à la main. Autrement dit, une grande balade dans Rome qui s'achève, 10 minutes avant l'ultime rendez-vous, par l'ascension des nombreuses marches du Vittoriano, pour finalement déboucher sur ce magnifique panorama...

C'était la première fois que je me rendais à Rome mais mon esprit n'était pas pour autant vierge de représentations. Cette vue résume en quelque sorte ces apriori, cette Roma fantasmé et rêvée, subjective plus qu'objective et  que je m'étais constitués. Des églises baroques et des dômes, des ruines romaines et des rues bondées, le tout dans un écrin de verdure méditerranéenne, sous une chaleur et un soleil de plomb, c'est ainsi que je me représentais Rome. Et finalement, cette Roma sognata, cette Rome rêvée n'est pas si éloignée de la "vraie Rome", tout en étant beaucoup plus encore. La perspective offerte par l'altitude de la prise de vu converge vers le symbole de Rome, le Colisée, qui se détache du ciel bleu et des autres bâtiments pas sa taille élevé, la luminosité due au soleil rasant et son architecture si particulière. L'angle de la photo ne laisse apercevoir que des bâtiments emblématiques, sans être "parasité" par des bâtiments d'habitation qui nous encercle pourtant.

Rome est sans doute l'une des plus belles villes du monde (surtout en hiver, m'a dit une fois une grande voyageuse de la classe) et tout là-bas pousse à y retourner... C'est pourquoi, il faut toujours faire, selon la tradition, deux lancées de pièces à la fontaine de Trévi... L'un pour son propre vœu, et l'autre pour pouvoir revenir à Rome...

 

 par Josselyn Mothe

K42 Fauriel

D'autres photos ici :

Rédigé par François Arnal

Publié dans #cartes postales géographiques

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