Le concours de l'ENS/LSH : l'épreuve de géographie

Publié le 23 Novembre 2009



Concours d'entrée à l’ENS/LSH : géographie, session 2009

 

 

La classe préparatoire de Lettres Supérieures A/L (Khâgne LSH) prépare au concours de l’ENS/ LSH de LYON. Si les chances de réussite sont très faibles, elle existent puisque l’an dernier le lycée Claude Fauriel de St Etienne a eu la fierté d’avoir un de ses élèves à la 21 ° place.

 

Le jardin de l'ENS/LSH de Lyon en Novembre 2009 (photo F Arnal)

 

L’ENS/LSH vient de publier ses rapports de concours pour la session 2009. Ces rapports sont capitaux car ils orientent tout notre enseignement. Ce sont les directives et les attendus qui nous servent de modèle.

Les candidats au CAPES ou à l’agrégation ont tout intérêt à connaître ce concours et à lire ce rapport.

Leur notation est extrêmement sévère et nous n’appliquons pas ce barème puisque notre moyenne est autour de 11/20 alors que celle du concours est de 7,33.

 

Les géographes sont plus généreux avec la moyenne de l’épreuve commune établie à  8.76/20 (pour les 1021 candidats au total). La moyenne précédente était de 8.65 en 2007 et de 8.33 en 2008). Si l’on ne prend que les spécialistes (ceux qui suivent en khâgne 6 heures de géographie par semaine) ils obtiennent en géographie 9.3/ 20

 

En spécialité cartographie c’est plus difficile : moyenne générale 7,7/20 (écrit).

 

Le jardin de l'ENS/LSH de Lyon en Novembre 2009 (photo F Arnal)

 

Je vous invite à télécharger à lire et à méditer ces rapports du jury ainsi que les statistiques qui font rêver.

 

- 38 postes en sciences humaines (Philo et histoire géo) pour 1021 candidats (628 filles pour 393 garçons) 995 élèves étaient présents aux épreuves. 80 furent invités à passer l’oral à Lyon.

 

A l’écrit la moyenne des copies (toutes disciplines confondues) est 7,33/20 oscillant entre 0 et 14,3/20. Il faut avoir plus de 12 de moyenne pour être admissible et plus de 11 à l’oral pour être admis.

 

en spécialité histoire géo :

 

-       768 inscrits 62 admissibles, et 25 admis.

 

Rester Zen...

Le jardin de l'ENS/LSH de Lyon en Novembre 2009 (photo F Arnal)

 

L’écrasante domination des lycées parisiens est un constat reconnu.

 

Pour les admissions les 6 lycées de Paris et sa banlieue raflent 27 postes/ 38 (84 % du rapt) et si l’on ajoute les 2 lycées lyonnais on arrive à 32 admis/ 38 pour 8 lycées.

Les lycées présentant les candidats sont au nombre de 72 (France et DROM).

Vous comprenez mieux la valeur de l’admission de notre élève stéphanois à la 21° place l’an passé.

 

 

 

 

 

 

 

Télécharger les différents rapports : sur le site de l’ENS/LSH

 

 

Le jardin de l'ENS/LSH de Lyon en Novembre 2009 (photo F Arnal)

 

 

Extraits du rapport de l’épreuve commune :

 

Géographie

 

Écrit Épreuve commune

 

Sujet : maîtrise de l’environnement et risques sanitaires

 

 "La session 2009 de la composition de géographie a donné des résultats tout à fait satisfaisants, en dépit de  l’annulation et du report de l’épreuve, risque malheureusement inhérent à tout concours. Les candidats se sont bien  remobilisés, aidés en cela par les préparateurs. En parallèle, toutes les conditions ont été réunies pour que le jury puisse  évaluer sereinement les copies.

 

La moyenne de l’épreuve est de 8.76 (8.65 en 2007 et 8.33 en 2008), toutes séries confondues, puisqu’elles ont  disparu à l’écrit dans le cadre de la réforme du concours. Si on les reconstitue, la moyenne est de 8.15 en langues, de 8.64  en lettres et arts et de 9.31 en sciences humaines. 271 copies ont eu des notes inférieures à 3 et 233 candidats ont obtenu

15 et plus. Le jury a une fois encore utilisé toute la gamme de notes de 0 à 20.

 

Un des pièges du sujet consistait à voir dans la conjonction de coordination une cause nécessaire et suffisante : la  maîtrise de l’environnement permettrait de réduire voire d’éliminer les risques sanitaires. Cette liaison linéaire, réductrice  et déterministe était tentante mais très peu de candidats l’ont faite, à la grande satisfaction des correcteurs. L’idée pouvait

être mentionnée pour être démontée dans le cours de l’argumentation"…

 

Le jardin de l'ENS/LSH de Lyon en Novembre 2009 (photo F Arnal)

 

Commentaire de carte géographique : La carte d’Entraygues-sur-Truyère.

 

 

Lors de la session 2009, le nombre de candidats ayant composé est resté stable avec 749 copies corrigées (752 en 2008). La moyenne générale (7,71/20) s’est améliorée par rapport à celle de l’année 2008 (7,27/20)…

 

 

 

Le sujet proposé cette année tient compte de l’évolution de l’épreuve de commentaire de carte topographique.

 

Comme nous l’avions annoncé dans le précédent rapport, les candidats ont eu à composer un commentaire de carte  topographique, toujours au 1/50 000ème, accompagnée d’une série de quatre documents complémentaires (présenté sur une  feuille de dimension A3) permettant d’orienter l’analyse du document principal, soit la carte topographique au 1/50 000ème d’Entraygues-sur-Truyère (carte IGN n°2437 - édition 2006) accompagnée d’une photographie aérienne ancienne  (campagne de 1963, échelle 1/25 000ème) et de trois tableaux de données statistiques communales d’évolution de la  population, des résidences principales et des résidences secondaires de 1962 à 2004-2007 (source : INSEE, Recensement

Général de la Population).

 

Le jury a choisi de retenir cette année une carte présentant un espace rural de faible densité. En l’accompagnant  d’une photographie aérienne ancienne centrée, les candidats étaient amenés, en croisant les données photographiques de  1963 avec les données cartographiques de 2006, à montrer les évolutions paysagères (tant en termes de couvert végétal, de  paysage agricole, que d’aménagements humains). Certes la photographie aérienne ancienne (qui avait été localisée sur la  planche) pouvait paraître originale, elle n’en rejoint pas moins un exercice qui aurait consisté à proposer un extrait de carte  topographique d’édition plus ancienne. Les tableaux statistiques permettent d’articuler la description de l’organisation du  peuplement et du bâti (densité et formes) avec l’évolution démographique et résidentielle depuis 1962…

 

 

 

Oral

 

"Le jury a entendu cette année 63 candidats soit deux de plus que l’an dernier. La moyenne de 2009 atteint  10,13 / 20, une valeur comparable à celle des deux années précédentes (10,78 en 2008, 10,4 en 2007). L’échelle  de  notation est restée large, allant de 3/20 à 20/20. Les bons et très bons exposés, notés au-dessus de 14, sont au nombre de  15, soit un quart de l’effectif des candidats. 33 candidats ont obtenu une note supérieure ou égale à 10. À l’inverse, neuf

candidats n’ont pas réussi à obtenir plus que 5, sanction d’un contenu explicatif insuffisant, ou de contresens majeurs sur  l’espace étudié".

 

 Les sujets proposés couvraient des espaces variés et permettaient d’aborder une grande diversité de thèmes :

 

villes moyennes (Bourges, Roanne, Moulins) et métropoles régionales (Rennes, Dijon, Caen, Grenoble, Lille),

espaces  ruraux agricoles ou industriels (Charolles, Livarot, Les Herbiers, Ambérieu-en-Bugey),

moyennes montagnes peuplées ou  de faibles densités (le Puy, Aurillac, Le Caylar, Moustiers-Sainte-Marie),

régions de vieilles industries en reconversion (Saint-Etienne, Commercy, Hénin-Beaumont),

littoraux touristiques ou stratégiques (Calvi, La Tranche-sur-Mer,  Cherbourg, Camaret)

ou encore hautes montagnes méditerranéenne ou alpine (Saint-Gervais-Mont-Blanc, Monte d’Oro- Monte Rotondo).

 

Le jury a choisi de proposer de nombreuses cartes topographiques au 1/25 000ème (TOP 25 ou série bleue de  l’IGN) pour encourager des analyses à l’échelle fine.

 

 

 

Les sujets peuvent être classés en quelques catégories-types :

 

Source IGN Géoportail

 

- une carte récente accompagnée d’une édition ancienne (d’échelle identique ou différente) ;

 

- une carte accompagnée de documents statistiques issus du Recensement Général de la Population de  l’INSEE ou du Recensement Général de l’Agriculture ;

 

Source IGN Géoportail


- une carte accompagnée de clichés aériens obliques ou verticaux ou encore de photographies au sol, y  compris de photos anciennes ;

 

- une carte et un texte ou des documents thématiques (plan d’aménagement urbain ou touristique, aire  d’appellation d’origine contrôlée, système productif local, domaines skiables…)…

 

Le jury d'option encourage les productions géographiques, au sens large, qui permettent de "valoriser" les documents : s'efforcer donc de croiser documents et carte dans un croquis / schéma / tableau / système (par ex : en spatialisant des données statistiques : sur Entraygues on pouvait ainsi délimiter des zones en fonction de leurs évolutions démographiques), ou en croisant plusieurs documents et la carte.

 

Le terme de géographie physique ou de géomorphologie n'est pas utilisé par le jury, en revanche est évoqué le "cadre naturel" en terme de contrainte ou d'opportunité de développement ou d'aménagement.
Une réflexion sur la pente ou le dénivelé par exemple était attendu à l'écrit.
il s'agit de savoir reconnaître les paysages avec un vocabulaire descriptif précis (coteau, talus; mitage, lotissement...).

Le jury apprécie les copies pour lesquelles on sent "un raisonnement géographique", un "potentiel" que l'on validera à l'oral avec des exigences plus précises.

 

Rédigé par François Arnal

Publié dans #prépa ENS LSH

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Rozéfré 28/11/2009 08:10


Bonne continuation