prépa ENS LSH

Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 18:37
 

Voyage d’étude à Paris pour les khâgneux option histoire géographie

 

"Les onze optionnaires en histoire géographie de la Khâgne du Lycée Claude Fauriel ont pu se rendre 3 jours à Paris lors d'un déplacement organisé par Franck Thénard-Duvivier professeur d'histoire, en compagnie de François Arnal leur professeur de géographie.

 

Alors que les écrits de l'Ecole Normale Supérieure sont achevés et que la préparation à l'oral va commencer, un voyage d'étude dans la capitale a permis de poursuivre la politique d'ouverture culturelle de la "Prépa 42" et de revenir sur quelques thématiques historiques ou géographiques abordées dans l'année en cours pour la préparation du Concours de l'ENS/LSH de Lyon.


 

paris 2011 01

 

Les khâgneux découvrent la Joconde.

 

  • Le Mardi 11 Mai (jour de fermeture au public du Musée du Louvre), les étudiants ont bénéficié d'une visite privée dans le "plus grand musée du monde", accompagnés de Christelle Laizé-Gratias (professeur de Lettres Classiques) qui avait organisé la visite du Louvre. 

 

paris 2011 02

 

Guillaume Fonkenell présentant l’histoire des Tuileries.

 

C'est Guillaume Fonkenell, Conservateur chargé de l'histoire du Louvre, ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de Lettres classiques, architecte D.P.L.G qui nous a longuement reçus. Il est responsable de la section « Histoire du Louvre », rattachée au département des Sculptures du musée du Louvre.  Il est également chargé de cours à l'École Nationale des Chartes et à l'École du Louvre. Il vient de publier un très bel ouvrage sur Le Palais des Tuileries (Honoré Clair, 2010). Guillaume Fonkenell est intervenu récemment dans l'émission de France 3 "Des Racines et des Ailes" consacrée au Louvre et au Jardin des Tuileries.

 

paris 2011 03

 

La salle des Caryatides : Elle doit son nom aux quatre figures féminines sculptées par Jean Goujon en 1550 pour soutenir la tribune des musiciens.



Après une présentation du Louvre médiéval, nous avons pu admirer les sculptures du XVIe siècle de la salle des Caryatides, avant de poursuivre vers la célèbre Victoire de Samothrace en haut du grand escalier aujourd'hui désert !

 

 

paris 2011 04

 

En haut du grand escalier face à la victoire de Samothrace : un des manifestes de la sculpture d'époque hellénistique.

 

 

paris 2011 05

 

Seuls dans la salle de la Joconde et des Noces de Cana.


 

 Continuant dans la "Grande Galerie", elle aussi vide, les étudiants n'ont pas boudé le plaisir de découvrir la salle de la Joconde et des Noces de Cana pour eux seuls...

 

 

paris 2011 06

 

Lescot a construit ici l'un des plus beaux escaliers de la Renaissance. Le décor sculpté des voûtes en berceau a été réalisé par l'atelier de Jean Goujon entre 1551 et 1555.

 

Mais la visite laissait entrevoir d'autres belles surprises comme l'escalier d'Henri II avec ses bas-reliefs dont Guillaume Fonkenell est un grand spécialiste. II évoque le roi Henri II par son chiffre et son emblème en croissant de lune, ainsi que la chasse liée à la déesse Diane.

 

paris 2011 07

 

Dans la Cour Carrée du Louvre achevée en 1668.

 

 Le parcours s'est terminé par le commentaire de la façade Pierre Lescot (commandée par François Ier, confirmée par Henri II et achevée vers 1555) dans la Cour Carrée : elle constitue l'un des premiers exemples importants du style Renaissance à Paris.


Rappelons, à cette occasion, l'ouvrage récent de Daniel Soulié, Le Louvre pour les nuls, que les étudiants avaient rencontré lors d'une conférence-visite au Musée d'Art moderne de Saint-Etienne en février 2011 :

  • Le Mercredi 12 Mai, jour des questions à l'Assemblée Nationale, nous nous sommes déplacés au Palais Bourbon pour une visite des lieux en matinée.

 

paris 2011 08

 

Traversée de la Seine en direction du Palais Bourbon.

 

L'assemblée étant vide à ce moment là, nous avons pu nous rendre dans l'hémicycle  silencieux.

 

paris 2011 08.1

 

Le Penseur de Rodin l'une des plus célèbres sculptures en bronze d'Auguste Rodin débutée en 1880.

 

Après une escapade au Musée Rodin tout proche, nous étions attendus pour les questions au gouvernement à 15 heures.

 

paris 2011 09

 

Au pied de la tribune de l’Assemblée Nationale.

 

 Là l'ambiance sonore du matin avait changé et les députés posaient leurs questions aux ministres ou réagissaient avec véhémence. Jean Louis Gagnaire, le député de la 2e circonscription de la Loire (celle du Lycée Claude Fauriel), également Vice-président en charge du développement économique et de l'économie sociale et solidaire en Région Rhône-Alpes, nous attendait ensuite pour une collation et un échange avec les étudiants dans l'Hôtel de la Questure.

 

paris 2011 10

 

Echanges détendus entre les étudiants et le député JL Gagnaire sur les questions urbaines ou culturelles.

 

La discussion porta notamment sur les questions au gouvernement ou encore sur les débats parlementaires en cours : les gaz de schiste et la "sortie du nucléaire" abordés cette année en cours de géographie (« Les énergies dans le monde » programme ENS/LSH 2011). Enfin l'échelle régionale et locale fut abordée avec notamment le débat sur le transfert du siège de la Comédie de Saint-Etienne. Les étudiants ont ainsi pu comprendre très concrètement quel était le rôle d'un député au-delà de ses seules attributions parlementaires : une sorte d'intermédiaire voire de "facilitateur" entre les échelons locaux et nationaux.

 

 

 

paris 2011 11

 

Réflexion sur le paysage urbain en compagnie de Stéphane Bailly depuis la passerelle de l’Ile Seguin (le Pont Renault) à Boulogne Billancourt.

 

  • Le jeudi matin fut consacré à l'urbanisme opérationnel avec la visite guidée de la ZAC Seguin à Boulogne Billancourt. Stéphane Bailly, architecte urbaniste, stéphanois d'origine et responsable de projets à la SAEM Val de Seine Aménagement, nous y attendait.

 

paris 2011 12

 

Face à la maquette de la ZAC Seguin, Rives de Seine qui est actuellement une des plus importantes opérations d'aménagement en Ile-de-France sur 74 hectares.

 

 

Après une présentation de la maquette dans les locaux de la SAEM, le groupe a pu visiter le nouveau quartier répondant aux normes du développement durable avec en particulier une mixité sociale et une gestion écologique des eaux. La particularité de ce quartier réside dans la proximité entre l'habitat (social ou en accession à la propriété), les services (écoles, crèches, médiathèque), et l'emploi (immeubles de bureaux). C'est la fin du zonage imposé par l'urbanisme fonctionnaliste. La ville de demain se construit sous nos yeux avec ici les meilleures signatures de l'architecture mondiale.

 

paris 2011 13

 

Présentation de la « la Tour Horizons » de Jean Nouvel.

Il la décrit comme une "non-tour", une alternative au "monolithisme" ordinaire des constructions en hauteur.

 

 

 Nous avons pu découvrir la nouvelle Tour Horizons (Ateliers Jean Nouvel) en voie d'achèvement et enfin visiter le Jardin de l’île Seguin (paysagiste : Michel Desvigne, Grand Prix de l'Urbanisme 2011). Michel Desvigne, à l’origine botaniste et géologue, exerce son activité en France et dans plusieurs pays. Dans son travail Michel Desvigne revendique souvent une certaine naturalité dans ses interventions, un goût pour la géographie plus que pour l'histoire, une certaine idée de la fluidité et en même temps de la lisibilité des paysages.

 

Diplômé de l’école nationale supérieure du paysage de Versailles, Michel Desvigne, est connu pour ses travaux de reconquête urbaine à grande échelle qui mettent en valeur les grandes lignes géographiques du paysage.

Il aménage actuellement 2 parcs urbains semblables : l'Ile Seguin à Boulogne-Billancourt et La Confluence de Lyon.

Pour la première fois l'Ile Seguin est ouverte au public grâce à cet espace ludique qui permettra d'observer la transformation de l'île au fur et à mesure de l'avancement du chantier.

Yann Kersalé – Plasticien lumière,  a créé le mobilier lumineux qui anime le jardin de l’île Seguin.

 

jardin seguin

 

Le jardin de l’île Seguin offre une succession de jardins en creux et d’espaces plantés, qui accueillent de nombreuses variétés de plantes « indigènes ». Leur origine locale permet une gestion plus économe et plus respectueuse de l’environnement. Exemples : les saules, les sureaux…

 

Ce jardin illustre la tendance actuelle des jardins naturels (essences indigènes, biodiversité), écologiques (gestion des eaux, absence de pesticides, traitement des sols, mobilités) et ouverts au public (espaces de jeux, de détente, de culture).

 

paris 2011 14

 

Le jardin de l’île Seguin se situe au cœur du projet qui va transformer l’île en un territoire d’exception, culturel, artistique, durable et innovant, dont Jean Nouvel, architecte de renom international, coordonne le projet urbain.

 

La problématique principale de la visite fut celle de la requalification d’un site industriel (les usines Renault) avec la création d’un pôle culturel selon les principes d’un aménagement durable ainsi que la création d'espaces verts.

 

 

paris 2011 15

 

Présentation de la muséographie dans l’entrée de la galerie principale de l’ancienne gare d’Orléans.


 

La journée s'est achevée par la visite du Musée d'Orsay pour un parcours à travers les collections avec quelques repères sur la ville haussmannienne.


 

 

Ces trois journées denses ont permis de traverser les siècles depuis le Louvre médiéval jusqu'au XXI° siècle et de confronter les problématiques relevant autant de l'histoire que de la géographie, preuve - s'il en faut - que les deux disciplines sont complémentaires : histoire de Paris et du pouvoir central ; histoire des arts et des représentations ; aménagement urbain et paysagisme à différentes échelles. Par ailleurs, entre le Jardin des Tuileries de Le Nôtre traversé et étudié et le jardin en construction de l'Ile Seguin de Michel Desvignes, cinq siècles de l'art des jardins ont été abordés.

 

paris 2011 16

 

Le ahah ou « saut de loup » du Jardin des Tuileries : un grand classique du paysagisme.

 

Ce type de sortie correspond à la volonté des enseignants de la classe préparatoire d'ouvrir les portes du lycée et les horizons culturels.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous les intervenants de qualité qui ont consacré une partie de leur temps précieux pour recevoir nos "khâgneux"  dans de si bonnes conditions de visite et d'étude.

 

Des comptes rendus plus ciblés seront proposés par les étudiants dans les jours à venir."

Par François Arnal - Publié dans : prépa ENS LSH - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 16:00
 

Premières réflexions sur le sujet de dissertation de géographie.

Concours d'entrée à   ENS/LSH  de Lyon 2011 F Arnal


Transporter l'énergie


 


Introduction sur le décalage production consommation et problématique des flux et des réseaux structurant les territoires de l’énergie.


Des échanges d'énergie très déséquilibrés et mondialisés.

Les fortes discordances entre zones de production et de consommation entraînent des échanges qui se traduisent par des flux et exigent des systèmes de transport spécifiques. La production, la consommation et le transport de l’énergie engendrent des nuisances et même des risques.


En quoi le fait de transporter l’énergie structure t-il les territoires de production et de consommation, quelles sont les conséquences en terme d’aménagement, de conflit ou d’environnement ?

 

DSCN7906

Raffinerie dans le Golfe de Corinthe Grêce 2010. Photo F Arnal


 

Les flux de transport d’énergie illustrent la dépendance énergétique des espaces de consommation qui ne produisent pas sur place l’énergie –de stock- dont ils ont besoin. Cette dépendance a été construite par la recherche de ressources, d’abord charbonnières puis pétrolières, pour répondre aux besoins croissants des sociétés développées durant le  XIX° et XXe siècle, et d’abord le besoin en carburants.

 Les flux de transport de l’énergie sont donc une construction spatiale qui résulte en grande partie de l’utilisation de l’énergie dans le transport, le pétrole, qui est l’énergie la moins substituable.

Cette dépendance explique l’importance prise par ces transports de l’énergie : valeur des cargaisons, importance considérable des équipements logistiques, acceptation du risque, recherche de nouvelles ressources ou diversification des approvisionnements qui démultiplient les flux d’énergie transportée.

 Transporter l’énergie dessine un monde complexe en espaces interdépendants et parfois imbriqués.

Les énergies sont transportées selon des modalités diverses sur des espaces d’échelle variée.

Le pétrole : mondialisé dans ses flux où la voie maritime domine : rappel des grandes routes, tankers, rôle et articulation spatiale des oléoducs…

Les autres énergies fossiles (gaz, charbon) : spécificité matérielle et contraintes de transport.

La spécificité de l’électricité : difficulté de stockage, pertes en ligne, réseaux nationaux, enjeux d’interconnexion.

Des réseaux structurants et pour des durées longues (électricité, gaz) qui relient (gazoducs) ou divisent (réseaux électriques non connectés)

A plus grande échelle, le transport de l’énergie est producteur de territoires fortement individualisés.

 

DSCN8102

Pétrolier dans le port du Pirée. Grêce 2010. Photo F Arnal 

 

Des installations logistiques d’ampleur exceptionnelle : espaces portuaires d’abord (pétrole, mais aussi gaz et charbon). A échelle un peu plus petite, des processus de littoralisation sur les lieux de départ (port d’exportation souvent monofonctionnel, mais exemples de tentatives d’industrie industrialisante) et ceux d’arrivée (ports : espaces complexes, pôles de développement économique producteurs d’espaces structurants). Rôle des réseaux de distribution : par points de distribution (essence) ou par réseau domestique (électricité, gaz).

Contrastes entre espaces desservis ou non, à différentes échelles : pays du N, peu de contrastes ; pays du S contrastes à échelle d’un pays (villes/campagnes) ou d’une ville (quartiers informels non connectés), avec tous les effets que cela produit : temps de collecte du bois –c’est aussi un transport d’énergie-, alphabétisation, encadrement sanitaire, connexion « au monde »… Elément de différenciation socio-spatiale au S et de plus en plus au N (augmentation des coûts et paupérisation de certains ménages).

 

 

DSCN7908

Pétrolier dans le Golfe de Corinthe Grêce 2010. Photo F Arnal 

 

I Les routes de l’énergie : par terre et par mer


A. Des flux très mondialisés : entre pléthore et dépendance énergétique.

 

  • Les flux du charbon : proximité des marchés et des centres de production : les pays noirs de l'Europe occidentale : l’invention du chemin de fer dans les bassins charbonniers ; (St Etienne Andrézieux)
  • Les flux du pétrole et de gaz : de plus en plus lointains et massifs
  • Les flux secondaires : l'uranium ou l'électricité

 

B. L’approche macro-régionale à travers deux ou trois exemples.

  • La Caspienne ou la Russie/Europe
  • La Méditerranée : des flux Sud Nord
  • Le Golfe Persique ou l'Amérique du Nord

 

caucase turquie tubes Reka 2011

Les routes de l'énergie dans le Caucase Source P. Rekacewicz 2011

 

C. Les routes locales

  • Vers les ports d’exportations. ex. de l'Algérie, du golfe Persique ou du Tchad
  • Vers les foyers de consommation : l'approvisionnement de l'Europe (en gaz ou autres)

    II.         Comment transporter l’énergie ?


A. La nécessité de maîtriser des techniques de plus en plus sophistiquées

  • Les navires « de l’énergie » : pétroliers et méthaniers
  • La diversité des conduites : tubes et tuyaux
  • Le transport de l’électricité : des lignes et des marchés libéralisés

 

DSCN9316

Centrale hydroélectrique dans la montagne corse.  F Arnal 2010

 

B. L’importance des réseaux

  • Les ports, interfaces de l’énergie
  • les réseaux, centres et périphéries (péninsules énergétiques: Bretagne)
  • L’énergie comme facteur d’industrialisation : le cas des Alpes du Nord (houille blanche et électrométallurgie)

 

C. Le nécessaire stockage de l’énergie

  • Avant le transport
  • Près des lieux de transformation (raffineries) ou de consommation
  • le stockage des déchets (après leur transport)

 

III.         Risques et enjeux autour du transport de l’énergie

 

A. Points névralgiques et routes stratégiques

  • Les détroits (Malacca, Bosphore ou Ormuz)
  • Les canaux transocéaniques (Suez)
  • Les territoires à enjeux : l'île de Kharg.

ile de Kharg Iran

Le terminal de l'île de Kharg en Iran (Golfe Persique) Source Google Earth 2011

 

 

B. Les accidents et les problèmes majeurs : transporter l'énergie présente des risques

  • Les risques géopolitiques : l'ex de la crise ukrainienne ou de l’Asie centrale (approvisionnement de la Chine ou du Pakistan)
  • Les risques technologiques : les marées noires, dégazages, fuites des tubes.
  • La contestation sur les transports à risque le combustible nucléaire à traiter (trains ou navires pour la Hague).

 

conduites Extrême Orient Reka 2010

Source P. Rekacewicz 2011

 

C. Sécuriser les approvisionnements

  • Par une politique d’accords à long terme : les contrats gaziers, les consortiums
  • Par une surveillance accrue des transports de l’énergie : la surveillance des côtes bretonnes le plan Polmar, le rail d’Ouessant.
  • Lutter contre les pillages ou gaspillages : le cas du Nigéria. Rôle de la contrebande (transport de l’essence en bouteille, jerricans aux frontières de pays producteurs pauvres (Afrique occidentale ou kurdes, Iran).

 

 

Conclusion :

L’énergie du transport, tout comme le transport de l’énergie génèrent des nuisances environnementales de plus en plus identifiées et auxquelles les opinions sont de plus en plus sensibles.

La conflictuelle maîtrise de l’énergie génère des risques géopolitiques majeurs sur son transport. Les enjeux de captation de la richesse se reportent sur le transport, maillon le plus vulnérable de la chaîne de l’énergie.

Plus que jamais la politique énegétique des Etats passe par la maîtrise du transport et de l'acheminement sécurisé de l'énergie.

 

Article rédigé en collaboration avec Joël Rousselot (Khâgne Camille Jullian Bordeaux) et François Guyon (Khâgne fustel de Coulanges Strasbourg)

Par François Arnal - Publié dans : prépa ENS LSH - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 12:03

 http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/files/audio/images/4884_cover_front.jpg

 

Pour nous, cette nouvelle année, traditionnellement période des vœux et des souhaits de joie et de bonheur, commence de façon particulièrement cruelle. Bruno Mellina et Emmanuelle Bonerandi - Richard viennent de nous quitter. Outre leurs multiples activités, ils ont été des membres actifs du comité de pilotage et du développement scientifique de Géoconfluences qui tient à leur rendre hommage. Là, comme dans leurs nombreuses autres tâches dont ils assuraient la responsabilité au service de la collectivité, ils ont fait preuve des hautes qualités que tous leur reconnaissent, par leur réflexion scientifique, par leur engagement au service de la géographie et par leur souci de diffuser leurs connaissances universitaires vers le plus grand nombre.

 

Bruno Mellina, dès son entrée à l'ENS de Saint Cloud, était un des rares étudiants à avoir délibérément choisi l'engagement au service de l'enseignement du second degré plutôt que de se diriger vers l'enseignement supérieur et la recherche. Fils d'immigrés ouvriers italiens venus travailler dans la Lorraine industrielle, il fut et il reste à bien des égards le symbole de la réussite intégratrice et de promotion sociale d'un certain modèle républicain et d'un engagement au service du bien commun. Il a en effet été de tous les combats pour défendre une géographie rénovée et vivante, en prise avec les évolutions de notre monde et les grands enjeux de société. Il a longtemps combattu la maladie avec un grand courage, assumant, au sein du groupe histoire et géographie de l'Inspection générale, ses missions et ses fonctions jusqu'au bout, ceux qui l'ont croisé au dernier Festival international de géographie de Saint-Dié peuvent en témoigner.

 

Emmanuelle Bonerandi - Richard est décédée brutalement, à la veille de ses quarante ans, alors qu'elle était en séminaire avec ses collègues, élèves et étudiants à l'ENS de Lyon. Maître de conférence, c'était une chercheuse et une enseignante engagée et appréciée de tous. Son travail, ses recherches portaient essentiellement sur les milieux ruraux français, sur les questions de pauvreté et d'exclusion. Elle n'a jamais oublié sa Thiérache natale, pays bousculé par les transformations économiques et elle a toujours eu le souci d'ancrer ses recherches dans les réalités du terrain. Elle était en pleine maturité intellectuelle et scientifique et terminait la rédaction de son Habilitation à diriger des recherches. Elle avait des engagements au Comité national français de géographie (commission de géographie rurale), au Conseil national des universités (section 23) dont elle était la vice-présidente ainsi qu'auprès de la DATAR. Elle était également très engagée dans la société, elle avait largement contribué au lancement de la fondation Habitat et humanisme au sein de l’ENS de Lyon par exemple.

 

Nous pensons à leurs proches, aux deux jeunes enfants d'Emmanuelle, à leurs époux et épouse auxquels nous adressons nos sincères condoléances et notre compassion.

 

Paul Arnould, Emmanuelle Boulineau et Sylviane Tabarly, au nom de la section de géographie de l'ENS de Lyon le 11 janvier 2011

 

École Normale Supérieure de Lyon / Section de Géographie

Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco)

15 parvis René Descartes, BP 7000

69342 LYON cedex 07

 

Tel : (33) (0) 4 37 37 64 90 - sylviane.tabarly@ens-lyon.fr et geoconfluences@listes.ens-lyon.fr

 

Source : Géoconfluences -

 

jardin-ENS-LSH-novembre-20092.jpg

 

Le jardin de l''École Normale Supérieure de Lyon

 

ÉduSCOL (Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche - Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) :

 

 

jardin-ENS-LSH-novembre-20094.jpg

cairn anonyme au jardin de l'ENS de Lyon

 

J'ai personnelement travaillé avec Bruno Mellina dans les jurys de recrutement des professeurs et j'ai apprécié sa disponibilté, son humanité. Quant à Emmanuelle Bonerandi, elle faisait partie du jury de commentaire de cartes pour le concours de l'ENS/LSH de Lyon et traitait lors des oraux les candidats hésitants avec beaucoup de respect et tentait de les aider dans leurs investigations.

J'adresse mes sincères condoléances à leur famille.

Par François Arnal - Publié dans : prépa ENS LSH - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 09:45

 

Sortie sur le terrain de hypokhâgnes de Fauriel : le site Le Corbusier de firminy

 

 

Le Corbusier Firminy Mars 2006-26

« Il faut bâtir la ville dans le soleil, il faut la bâtir dans la lumière. Il faut la bâtir avec la nature retrouvée autour des villes. Cela commande notre urbanisme. Il faut la construire avec dignité et cela commande notre architecture. Il faut la construire dans la simplicité puisque nous sommes pauvres. »  Le Corbusier

 

Le Corbusier Firminy Mars 2006-97

Lundi 13 Décembre, les élèves de la classe de lettres d’hypokhâgne (première année de Lettres supérieures) ont fait le déplacement jusqu’à Firminy pour visiter le site Le Corbusier.

Cette sortie organisée par Christine Gros professeur d’allemand et François Arnal, professeur de géographie a permis de comprendre les enjeux urbanistiques et architecturaux du quartier de Firminy Vert, voisin de St Etienne.


Le Corbusier LS1 1

 

Le site Le Corbusier, portant le nom éponyme de son créateur, est un ensemble architectural composé d’une unité d’habitation, d’une maison de la culture et de la jeunesse, d’une piscine, d’un stade municipal et d’une église. 

 

Guidés par Djamel DERDICHE, spécialiste du patrimoine Le Corbusier, ayant vécu dans le quartier, la visite commencé par une conférence à la Maison de la Culture sur l’urbanisation de Firminy Vert avec des documents d’époque. La Maison de la culture inaugurée du vivant du Corbusier en 1965 est classée monument historique ainsi qu’une grande partie du site appelé à l’avenir à un classement Patrimoine Mondial UNESCO (dossier en cours d’instruction par l’UNESCO).

 

Le Corbusier LS1 2

 

Le groupe a ensuite traversé le stade pour se rendre à l’église St Pierre dessinée en 1960 et  terminée en 2006 alors que Le Corbusier n’en n’a jamais vu l’élévation.

Ce fut l’occasion de visiter l’exposition 100 chaises en 100 jours de 100 manières de Martino Gamper dans lʼauditorium de lʼéglise Saint Pierre du 25 novembre 2010 au 27 février 2011accueillie dans le cadre de la Biennale Internationale du Design de St Etienne 2010.

 

Le Corbusier LS1 3

Pour la première fois en France, le projet 100 chairs in 100 days du designer Martino

Gamper est exposé à lʼEglise du Corbusier à Firminy. Un face-à-face entre le rationalisme corbuséen et les jeux de constructions de Martino Gamper.

 

Le Corbusier LS1 100 chaises1

Le projet « 100 Chairs in 100 Days » a été initié en 2007 où le designer a commencé à

recueillir tous types de chaises, fauteuils, tabourets et assises dans la rue et chez ses amis

qui lʼont aidé dans sa collecte, sur une période de deux ans. A partir des chaises réunies,

il déconstruit et mixe deux chaises ensemble afin de créer une chaise originale,

véritable sculpture unique.

 

Le Corbusier LS1 4

 

La sortie s’est terminée par la visite de l’Unité d’Habitatation (1965). Le Groupe a rejoint ce dernier immeuble en traversant le quartier de Firminy Vert (Grand prix de l’Urbanisme en 1961).

La découverte de l’appartement témoin a fait rêver les étudiants à la recherche d’une colocation originale. La visite s’est achévée par l’école maternelle aujourd’hui fermée et par la découverte de l’ensemble du site depuis le toit terrasse de l’Unité dHabitation.

 

Le Corbusier LS11

Un compte rendu de visite sera demandé aux élèves qui publieront leurs notes sur le site Geofac (voir les compte rendus de l’an passé ci dessous).

 

Cette réflexion se poursuivra en cours de géographieou l’étude  du paysage et la compréhension des espaces urbains tient une place importante.

Cette visite se place dans le cadre de l’ouverture culturelle de la classe préparatoire des Lettres Supérieures. La région stéphanoise dispose d’un riche patrimoine qui l’objet d’études de cas initiant les élèves au raisonnement géographique.

 

Le Corbusier LS1 5

 

Les comptes-rendus de l’an passé :

Le Corbusier à Firminy par Emeline : visite du site.

http://geofac.over-blog.com/article-le-corbusier-a-firminy-par-emeline-visite-du-site--43189095.html 

Compte rendu Le Corbusier par Marlène LS1 (AL1)

http://geofac.over-blog.com/article-compte-rendu-le-corbusier-par-marlene-ls1-al1--42754649.html 

Le Corbusier à Firminy par Amandine

http://geofac.over-blog.com/article-le-corbusier-a-firminy-par-amandine-42439992.html 

Le Corbusier à Firminy par Lauriane

http://geofac.over-blog.com/article-le-corbusier-a-firminy-par-lauriane-42444589.html

Par François Arnal - Publié dans : prépa ENS LSH - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 18:23
Synthèse sur Le Corbusier
par Emeline LS1

Un urbanisme humaniste

Le Corbusier Firminy Mars 2006-06
    Le Corbusier est un architecte qui s’inscrit dans ce que l’on a appelé “l’esprit nouveau”. Ses créations correspondent à une esthétique puriste et porte les traces de concepts réfléchis qui ont marqués l’architecture moderne. Le Corbusier se base sur le nombre d’or, symbole d’harmonie, afin de calculer les proportions de ses bâtiments et du mobilier qu’il y place. Ainsi, ses créations dénotent d’une certaine volonté d’uniformisation, dans le but de créer des objets en série mais qui s’accordent à tous. En effet, toute ces proportions étant fondées sur le même nombre, elles sont toutes harmonieuses entres elles. Par exemple, une chaise pensée d’après le nombre d’or laissera une place suffisante pour les jambes en dessous d’une table fondée sur le même nombre, et ceux quel que soit la physionomie de celui qui s’y assoie. Ceci explique que l’on ait pu se faire l’idée d’un architecte à l’idéal utopique.


    Toutefois il serait erroné de penser que son architecture est inaccessible.
En effet de par sa volonté d’aménager l’espace de manière ingénieuse et pratique, il a réellement créé une architecture à taille humaine. Par exemple, L’unité d’habitation est disposée à proximité de la maison de la culture ou bien du stade et de la piscine. La concentration des activités laisse entrevoir une volonté d’offrir à quiconque l’occasion de pouvoir se divertir, de se cultiver, même aux habitants d’un quartier de banlieue d’une petite ville, telle que Firminy. Le Corbusier a également réfléchi sur l’accès aux services plus “vitaux” tels que la proximité des commerces ou bien de l’école. Le cas de l’école est intéressant, car il est conçu dans l’optique de venir en aide aux mères de famille chargées des tâches ménagères, de s’occuper des enfants, et, en plus parfois, de leur travail.

Firminy Le Corbusier 2009-19
C’est ce qui explique que Le Corbusier ait placé l’école au sommet de son unité d’habitation
, pour offrir un chemin court et sécurisé jusqu’à la classe. De plus, l’intérieur de l’école a été conçu pour répondre à une conception nouvelle de la pédagogie. Les classes, séparées par des portes coulissantes qui font office de tableaux permettent un décloisonnement plus facile. En outre, une grande place est accordée au ludique, avec l’aménagement de bacs à sable dans certaines salles par exemple. Ainsi, le Corbusier a tenté de faciliter la vie des habitants de Firminy-Vert en concevant un quartier complet et ingénieux.

Le Corbusier Firminy Mars 2006-12
    Cependant, cet urbanisme novateur n’a pas échappé aux critiques. Parmi celles là on compte bien sûr la répulsion pour un béton resté brut, mais ce qui nous intéresse ici ce sont principalement les critiques d’ordre plus idéologique ou pratique. On a pu trouver des accusations de totalitarisme, à cause de cette volonté à donner le modèle d’un homme “parfait”, le Modulor. Cette accusation est toutefois totalement erronée et provient d’une mauvaise compréhension du concept du Modulor, qui n’est pas un homme nouveau, mais une base de travail pour, au contraire, universaliser les bâtiments du Corbusier. On note également une accusation de misogynie, car la femme, vouée aux tâches ménagères, n’aurait plus à sortir du quartier, voire de l’unité d’habitations pour faire les courses, ou emmener son enfant à l’école. Cependant, tout ceci est à replacer dans un contexte historique. À l’époque de la conception de Firminy-Vert les supermarchés n’existaient pas encore et la conception de la famille était bien différente, et souvent plus misogyne.

Un espace perçu et vécu


    Cet espace aménagé pour recevoir l’homme a donc, de fait, été longtemps habité, et l’est toujours, mais dans une moindre mesure. Le vécu des habitants du quartier est un aspect à ne pas négliger pour comprendre la répercussion humaine de l’architecture du Corbusier. Ce vécu, bien souvent, délivre une image positive du quartier. Les enfants qui y ont grandi en gardent de bons souvenirs et une certaine affection, ainsi que le sentiment d’avoir vécu dans une banlieue “pas comme les autres”. En effet, Firminy-Vert est particulièrement unificateur sur le plan humain grâce aux différentes structures imaginées pour maximiser les rapports sociaux. Par exemple il n’existe qu’une seule entrée à l’unité d’habitation, ce qui permet de favoriser rencontres et discussions entre voisins.

Le Corbusier Firminy Mars 2006-40

Les couloirs sont très larges et sont appelés rues. Les différents bâtiments du quartier portent des noms de végétaux, comme l’école des Tilleuls par exemple. Tout ceci contribue à l’atmosphère du quartier, à un sentiment de sécurité et de beauté au milieux de la pureté à laquelle la Nature fait appel dans notre inconscient collectif. Toutefois, le vécu ne confirme pas toujours l’efficacité de la conception du Corbusier. Ainsi, son école novatrice et conçue pour accueillir les enfants de l’unité d’habitation est aujourd’hui déserte, tout comme un grand nombre des appartements. Aujourd’hui les critères ont évolué, la tendance est plutôt à la villa pavillonnaire en lotissement qu’aux appartements de Firminy-Vert. Eux qui étaient tous semblables sont aujourd’hui modifiés, fusionnés entre eux. D’autres éléments de l’architecture du Corbusier, sont aujourd’hui inopérants, tels que le toit terrasse, jugé dangereux. Ceci est une véritable trahison du concept de l’architecte pour qui l’espace au sol que le bâtiment prive de lumière, est ici restitué au soleil, par le biais de cette terrasse.
    Firminy-Vert est aussi un espace perçu, par des personnes étrangères au quartier qui posent un regard à l’intérêt non négligeable. En effet, le Corbusier est le créateur d’une architecture surprenante, parfois repoussante à cause de son aspect “brut de béton”. Un espace tel que Firminy-Vert choque, interpelle et par ce biais, offre une perception nouvelle de la banlieue. Ainsi, des éléments tels que le traitement de la lumière, ou bien le contact avec la Nature, la valorisation des relations sociales ou encore la sécurité, détonent avec la perception habituelle que l’on se fait de la banlieue. Le traitement de la lumière est particulièrement fondamental.
Le Corbusier Firminy Mars 2006-20La façade sud de l'Unité d'habitation

En effet, le Corbusier a conçu l’espace de Firminy-Vert comme un lieu sous le soleil, terme qui se retrouve par ailleurs dans l’unité d’habitation de Marseille, la Cité Radieuse. Ainsi, les appartements sont très clairs, et l’architecte, qui avait prévu de construire une seconde unité d’habitation, souhaitait la placer à une distance suffisante de la première pour que l’ombre de cette dernière ne vienne pas enlever de la clarté à la seconde. Ces préoccupations peu coutumières dans une banlieue, surtout dans une petite ville telle que Firminy ont permis d’en offrir une nouvelle vision.
    C’est grâce au maire de Firminy : Claudius Petit, ami du Corbusier, que la ville a eu la chance d’accueillir cet espace urbain révolutionnaire. L’une de ces particularités est également d’être un espace ouvert. En effet, la facilité d’accès tant à la piscine, qu’à la maison de la culture ou au lieu de culte, l’église Saint Pierre, évite les séparations entre ceux qui vivent Firminy-Vert au quotidien et ceux qui perçoivent le quartier de l’extérieur et le fréquentent occasionnellement, car les bâtiments de culture et de loisirs sont ouverts à tous, en contrebas de l’unité d’habitations, et font le lien en même temps que la frontière avec le centre-ville. Firminy-Vert n’est donc pas un espace fermé.

Une réflexion sur le paysage urbain


    Le quartier de Firminy-Vert s’inscrit dans la démarche d’un architecte amoureux du béton. Les bâtiments qui composent son urbanisme se caractérisent par la présence de ce matériau, le plus souvent brute. Non seulement le béton est assumé mais il est revendiqué. D’après Le Corbusier “la rugosité du béton révèle la légèreté de nos âmes”. Ainsi l’architecte rend un véritable hommage à un matériau simple, bon marché, qui a permis de loger tant de personnes sur la planète, et en ce sens re-visite notre conception d’un beau paysage urbain.

Le Corbusier Firminy Mars 2006-32Le quartier de Firminy Vert depuis l'Unité d'habitation

    En outre, Firminy-Vert a la particularité de ne pas être un quartier où  espace urbain et espace naturel sont totalement différenciés. En effet, malgré le béton les aménagements et les routes, la ville ne vient pas anéantir la Nature. Ce concept est d’ailleurs porté par le titre qui juxtapose l’urbain, Firminy et le naturel, Vert. Le Corbusier a mis l’accent sur les éléments naturels et végétaux, tout en les maîtrisant. Ainsi, la lumière, est dirigée afin d’être le plus agréable possible. Par exemple dans l’église on note trois canons à lumière, symboles de la Trinité, dont l’intérieur est peint afin d’offrir une lumière colorée. D’autre part, des lumières indirectes éclairent aussi l’intérieur de l’église, lumières auxquelles viennent s’ajouter de petits trous percés dans l’une des façades, formant les étoiles d’une constellation. Une véritable réflexion est donc engagée afin de faire rentrer l’élément naturel, ici la lumière, d’une manière qui soit en accord avec la fonction d’un lieu.

Le Corbusier Firminy Mars 2006-87Le stade et l'église St Pierre à Firminy

    L’urbanisme novateur de Firminy-Vert est également la manifestation de nouvelles préoccupations, totalement inédites à l’époque. Le jeu sur la lumière que nous venons d’évoquer notamment, s’est fait le vecteur de préoccupations écologiques avant l’heure, avec des vitres permettant de chauffer certains lieux, comme les vasistas dans le couloir qui monte au toit terrasse. De plus, si la nature est respectée et même louée à Firminy-Vert, l’homme et son bien-être semblent également être des préoccupations nouvelles dans le cadre d’un quartier de banlieue destiné à accueillir des logements sociaux. Cependant, cette conception urbanistique surprenante et si bien pensée fut trahit par la Charte d’Athènes, publiée en 1941. Cette Charte est l’aboutissement d’une réunion voulue par Le Corbusier lui-même, mais le concept de “Ville Fonctionnelle” qui en découle, fut lourdement critiqué et souvent mal interprété. Il a donné lieu à des quartiers de logements sociaux trop rigides, bien loin des préoccupations humanistes que Le Corbusier a pu appliquer à Firminy Vert.
Par François Arnal - Publié dans : prépa ENS LSH
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Images aléatoires

  • cartepostalegéographiqueCoutansonRomane
  • ile Seguin
  • Firminy Le Corbusier 2009-20

sujet agreg int.

 
Préparation à l'agrégation interne Histoire Géographie Académie de Lyon
Arnal François 6/012/06
Epreuve de géographie: commentaire de documents


Sujet : Urbanisation et développement durable des territoires.
Liste des documents :
1 Extrait de la carte de Montpellier Est
2 Images satellite Google Earth Val d’Europe
    2.1 image générale
    2.2 image Google Maps
3 Image satellite Google Earth Rousset
4
À vélo... à La Rochelle
5 Statistiques IFEN environnement.

6 Entre ville et campagne : un nouvel espace de vie.

7 Lyon Confluence : comprendre le projet urbain

8 La loi SRU dossier de presse
9 La ville dense et durable :
10 Lyon Confluence plan à terme
11 Urbanisation et mobilité

12 Les géographes face au développement durable

13 Entre territoires et réseaux

14 Carte de l’évolution des terres

Abonnez vous à ce blog (RSS)

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés