L’Odéon d’Hérode Atticus par Elodie P. Carte postale géographique.

Publié le 6 Septembre 2010


 

Cette photo a été prise lors de notre ascension de l’Acropole d’Athènes, en juin 2010, juste au dessus de l’Odéon d’Hérode Atticus. Je trouve cette photo intéressante car elle montre parfaitement le contraste entre les différentes périodes de l’histoire et les traces laissées par les hommes pendant environ 2500 ans.

 

Voyage Grèce-Italie Odeon

            La majorité des vestiges de l’Acropole, comme le Parthénon ou l’Erechthéion pour ne citer que les plus connus, datent de la Grèce Antique. Cependant, l’Odéon d’Hérode Atticus, situé au premier plan de l’image a été construit plus tard, au début de l’Empire romain. En effet, ce petit théâtre a été érigé en 161 par Hérode Atticus, un rhéteur fortuné, en mémoire de sa femme Régilla. Plus petit qu’un théâtre, cet odéon peut accueillir 5000 spectateurs, alors que la ville comptait déjà presque 300 000 habitants à cette époque.

            Aujourd’hui entièrement restauré, il sert à nouveau de scène pour différents spectacles, comme des tragédies, des opéras et des spectacles de danse. C’est également ici que se déroule chaque année de mai à septembre le « Festival d’Athènes », de renommée internationale. Il est amusant d’observer le contraste frappant entre ce monument antique merveilleusement conservé dans lequel on peut encore imaginer les acteurs déclamer des vers en latin et les installations très modernes d’écoute, de lumières et de mise en scène. Je trouve cela intéressant de faire revivre ces monuments antiques, comme nous l’avons vu également avec le théâtre d’Epidaure, afin qu’ils ne soient pas simplement des attractions à touristes mais aussi un moyen d’expression de la culture grecque, certes antique, mais aussi contemporaine.

            L’odéon est loin d’être le seul témoignage de la présence de l’homme contemporain sur cette photo. Au deuxième plan, l’immense ville d’Athènes s’étend à perte de vue, au-delà de la ligne d’horizon, comme un océan de maisons et d’immeubles en béton dont on ne voit pas la fin. Cette fois-ci, l’homme donne une image tout à fait négative de ce qu’il aménage. Alors que les paysages grecs sont en général imaginés comme ceux d’un rêve, Athènes se rapproche au contraire plutôt du cauchemar. Dès notre arrivée à la périphérie de la ville, les usines crachent un nuage de pollution opaque et rendent l’air irrespirable. La plus grande partie de la ville, à cause de son amas d’immeubles aux murs gris et mal entretenus et de son manque cruel d’espaces verts, procure un sentiment d’étouffement et dégage une image d’insalubrité et de pauvreté qui tranche avec son Acropole qui la surplombe et la domine. Le visiteur repart donc émerveillé par la splendeur du site antique de l’Acropole et par son musée grandiose mais son appréciation est malheureusement ternie par la mauvaise organisation des aménagements humains, ainsi que par le nombre impressionnants de touristes.

 Elodie P,


  Khâgne 42 2010 lycée C.Fauriel Saint-Etienne

d'autres photos du voyage d'étude des prépas littéraires de Fauriel ici :

Rédigé par François Arnal

Publié dans #cartes postales géographiques

Commenter cet article

François Arnal 13/09/2010 16:14



Elodie parle de la Grèce antique pour la construction du Parthénon et de l'Erechteion. Il faudrait plutôt parler de Grèce classique.